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'''Ce ne peut être que le peuple souverain, parlant par ses mandataires dans une assemblée constituante''' ou exprimant directement sa volonté par voie de référendum. | |||
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« Nous, le peuple des États-Unis...édictons et établissons cette constitutions pour les États-Unis ». En tête de la constitution de l’Allemagne de l’Ouest on lit que le peuple allemand a, en vertu de son autorité constituante, édicté cette loi fondamentale de la République fédérale d’Allemagne ». La formule varie quelque peu d’un pays à l’autre, mais il est bien rare qu’on ne retrouve pas, dès les premières lignes de la constitution, la mention du peuple souverain. En France, la constitution de la Quatrième République commençait comme suit : « L’Assemblée constituante nationale a adopté, le peuple français a approuvé, le président du gouvernent provisoire de la République promulgue la constitution suivante». | |||
Même dans les pays situés derrière le rideau de fer c’est le peuple qui est reconnu, au moins théoriquement, comme l’autorité constituante. « Nous, la nation tchécoslovaque, avons adopté la constitution suivante ... ». « Le peuple estonien... a établi et accepté par l’Assemblée constituante la constitution comme suit : ... ». « Nous, la nation polonaise...», etc. pp 102-103 | |||
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Et puis, à mesure que des pays se détachent de la Grande-Bretagne pour accéder à l’indépendance complète, il fallait bien trouver une autorité constituante autochtone pour remplacer la métropole. Au sein de ce qui fut jadis l’Empire britannique, ce sont les Irlandais qui ont été les premiers à reconnaître l’autorité constituante du peuple. Leur constitution de 1937 commence comme suit : « Nous, le peuple de l’Éire... adoptons par les présentes, édictons et nous donnons cette constitution ». L’Inde a fait la même chose : « Nous, le peuple de l’Inde.... dans notre Assemblée constituante ce 26 novembre 1949, adoptons, édictons et nous donnons cette constitution ». p. 104 | |||
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Il faut une patrie à la nation canadienne-française. Si elle ne parvient pas à se réaliser d’un océan à l’autre, dans un fédéralisme nouveau et binational, elle n'aura pas d'autre choix que de faire l'indépendance du Québec. | |||
Je sais bien que c'est là une solution extrême, une solution de dernier recours. C'est un peu comme la grève. Mais pour un syndicat qui entreprend des négociations, il ne serait pas sage d'exclure au départ le recours à la grève, même s'il espère bien l'éviter. | |||
Si la sécession devenait pour les Canadiens français le seul moyen de rester eux-mêmes, de rester français, alors ce ne serait pas seulement leur droit, ce serait même leur devoir d'être séparatistes. | |||
Et quant à moi, je n’ai aucun doute que, le cas échéant, l’Union nationale soit le seul parti capable de réaliser l’indépendance dans l’ordre, dans les respect de la liberté individuelle et des droits acquis. p.110. | |||
Source : Daniel Johnson, « Égalité ou indépendance », Éditions Renaissance, 1965, 123 pages. | |||
Les caractères gras sont de l’auteur.- | |||
Version du 23 octobre 2011 à 21:37
Le corpus indépendantiste regroupe les textes d'auteurs qui ont ont soutenu, dans un ou plusieurs de leur(s) écrit(s), l'option de l'indépendance politique de notre pays, depuis la Conquête britannique de 1760 jusqu'à nos jours.
Daniel Johnson, « Égalité ou indépendance » - extraits
Or, il n’y a plus aujourd’hui de puissance coloniale. Il n’y a plus de Parlement qui soit au-dessus du Parlement canadien et des législatures provinciales. Quelle sera alors cette autorité supérieure qui pourra nous donner une constitution nouvelle ? Ce ne peut être que le peuple souverain, parlant par ses mandataires dans une assemblée constituante ou exprimant directement sa volonté par voie de référendum. En fait, la plupart des constitutions du monde sont édictées au nom du peuple. La constitution américaine commence par ces mots : « Nous, le peuple des États-Unis...édictons et établissons cette constitutions pour les États-Unis ». En tête de la constitution de l’Allemagne de l’Ouest on lit que le peuple allemand a, en vertu de son autorité constituante, édicté cette loi fondamentale de la République fédérale d’Allemagne ». La formule varie quelque peu d’un pays à l’autre, mais il est bien rare qu’on ne retrouve pas, dès les premières lignes de la constitution, la mention du peuple souverain. En France, la constitution de la Quatrième République commençait comme suit : « L’Assemblée constituante nationale a adopté, le peuple français a approuvé, le président du gouvernent provisoire de la République promulgue la constitution suivante». Même dans les pays situés derrière le rideau de fer c’est le peuple qui est reconnu, au moins théoriquement, comme l’autorité constituante. « Nous, la nation tchécoslovaque, avons adopté la constitution suivante ... ». « Le peuple estonien... a établi et accepté par l’Assemblée constituante la constitution comme suit : ... ». « Nous, la nation polonaise...», etc. pp 102-103 [...] Et puis, à mesure que des pays se détachent de la Grande-Bretagne pour accéder à l’indépendance complète, il fallait bien trouver une autorité constituante autochtone pour remplacer la métropole. Au sein de ce qui fut jadis l’Empire britannique, ce sont les Irlandais qui ont été les premiers à reconnaître l’autorité constituante du peuple. Leur constitution de 1937 commence comme suit : « Nous, le peuple de l’Éire... adoptons par les présentes, édictons et nous donnons cette constitution ». L’Inde a fait la même chose : « Nous, le peuple de l’Inde.... dans notre Assemblée constituante ce 26 novembre 1949, adoptons, édictons et nous donnons cette constitution ». p. 104 [....] Il faut une patrie à la nation canadienne-française. Si elle ne parvient pas à se réaliser d’un océan à l’autre, dans un fédéralisme nouveau et binational, elle n'aura pas d'autre choix que de faire l'indépendance du Québec. Je sais bien que c'est là une solution extrême, une solution de dernier recours. C'est un peu comme la grève. Mais pour un syndicat qui entreprend des négociations, il ne serait pas sage d'exclure au départ le recours à la grève, même s'il espère bien l'éviter. Si la sécession devenait pour les Canadiens français le seul moyen de rester eux-mêmes, de rester français, alors ce ne serait pas seulement leur droit, ce serait même leur devoir d'être séparatistes. Et quant à moi, je n’ai aucun doute que, le cas échéant, l’Union nationale soit le seul parti capable de réaliser l’indépendance dans l’ordre, dans les respect de la liberté individuelle et des droits acquis. p.110.
Source : Daniel Johnson, « Égalité ou indépendance », Éditions Renaissance, 1965, 123 pages.
Les caractères gras sont de l’auteur.-
Pages dans la catégorie « Corpus indépendantiste »
Cette catégorie comprend 107 pages, dont les 107 ci-dessous.
A
- Adresse au peuple du Canada
- Adresse aux électeurs des comtés de Saint-Maurice et de Huntingdon (Premier manifeste)
- Adresse des Fils de la liberté de Montréal aux jeunes gens des colonies de l'Amérique du Nord
- Anthologie de L'Action indépendantiste du Québec
- Appel à la justice de l'État
- Appel à la justice de l'État (Avertissement)
- Appel à la justice de l'État (Cinquième lettre à milord Sidney)
- Appel à la justice de l'État (Errata)
- Appel à la justice de l'État (Introduction)
- Appel à la justice de l'État (Lettre au prince de Galles)
- Appel à la justice de l'État (Lettre au roi)
- Appel à la justice de l'État (Lettre aux Canadiens)
- Appel à la justice de l'État (Lettre circulaire)
- Appel à la justice de l'État (Première lettre à milord Sidney)
- Appel à la justice de l'État (Préface)
- Appel à la justice de l'État (Quatrième lettre à milord Sidney)
- Appel à la justice de l'État (Questions du baron Masères)
- Appel à la justice de l'État (Seconde lettre à milord Sidney)
- Appel à la justice de l'État (Sixième lettre à milord Sidney)
- Appel à la justice de l'État (Table des matières)
- Appel à la justice de l'État (Troisième lettre à milord Sidney)
- Appel à la justice de l'État (Épître au général Haldimand)
D
- De colère et d'espoir. Carnet
- Demain, la république. Le projet du Québec profond
- Discours de démission
- Discours de Louis-Joseph Papineau concernant le texte d'une adresse de l'Assemblée législative au gouverneur en réponse au discours du trône convoquant la deuxième session du troisième parlement du Canada-Uni
- Discours de Louis-Joseph Papineau à l'Assemblée de St-Laurent
- Discours devant l'Institut canadien à l'occasion du 23e anniversaire de fondation de cette société
- Discours parlementaire de 1848
- Discours à l'assemblée du marché Bonsecours
- Déclaration commune d'intellectuels souverainistes et fédéralistes du Canada et du Québec
- Déclaration d'indépendance du Bas-Canada
E
H
J
L
- L'autre histoire de l’indépendance. De Pierre Vallières à Charles Gagnon, de Claude Morin à Paul Desmarais
- L'avenir du Canada français. Nos droits à l'indépendance politique
- L'homme rapaillé
- L'idéal républicain
- L'indépendance
- La cité dans les fers
- La dernière heure et la première
- La mondialisation et le dépérissement de l’État : mythe ou réalité
- La nécessaire souveraineté: dix arguments pour le Québec
- La question du séparatisme. Le combat du Québec pour la souveraineté
- La souveraineté du Québec, un objectif légitime
- La souveraineté du Québec. Hier, aujourd'hui et demain
- Le Canadien français et son double
- Le colonialisme au Québec
- Le mal du pays. Chroniques 2007-2012
- Le pays de tous les Québécois
- Le petit livre des citations indépendantistes
- Le presque pays
- Le projet et loi 103, un projet de loi irrespectueux de la Charte de la langue française
- Le Québec bientôt unilingue?
- Le Québec et la mondialisation. Une bouteille à la mer?
- Le Québec, une nation opprimée
- Le Québec. La question nationale
- Le séparatisme est mort... vive l'indépendance!
- Les 50 discours qui ont marqué le Québec
- Les Français libres à leurs frères les Canadiens
- Les grands textes indépendantistes. Écrits, discours et manifestes québécois
- L’état de la souveraineté au Québec
M
P
- Parlons de souveraineté à l'école
- Paroles pour un Québec libre
- Pour la défense et l'illustration de la langue française et de la culture québécoise
- Pour la patrie. Roman du XXe siècle
- Pour la prospérité et la justice sociale. La souveraineté du Québec
- Pour notre deuxième anniversaire
- Pour un Québec lucide, solidaire et souverain
- Pour un Québec souverain
- Pour une idée claire de ce que nous sommes et de ce que nous voulons
- Pourquoi je suis séparatiste
- Prochain épisode
- Précis républicain à l'usage des Québécois