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'''Daniel Johnson, « Égalité ou indépendance » - extraits'''
Or, il n’y a plus aujourd’hui de puissance coloniale. Il n’y a plus de Parlement qui soit au-dessus du Parlement canadien et des législatures provinciales. Quelle sera alors cette autorité supérieure qui pourra nous donner une constitution nouvelle ?
'''Ce ne peut être que le peuple souverain, parlant par ses mandataires dans une assemblée constituante''' ou exprimant directement sa volonté par voie de référendum.
En fait, la plupart des constitutions du monde sont édictées au nom du peuple. La constitution américaine commence par ces mots :
« Nous, le peuple des États-Unis...édictons et établissons cette constitutions pour les États-Unis ». En tête de la constitution de l’Allemagne de l’Ouest on lit que le peuple allemand a, en vertu de son autorité constituante, édicté cette loi fondamentale de la République fédérale d’Allemagne ». La formule varie quelque peu d’un pays à l’autre, mais il est bien rare qu’on ne retrouve pas, dès les premières lignes de la constitution, la mention du peuple souverain. En France, la constitution de la Quatrième République commençait comme suit : « L’Assemblée constituante nationale a adopté, le peuple français a approuvé, le président du gouvernent provisoire de la République promulgue la constitution suivante».
Même dans les pays situés derrière le rideau de fer c’est le peuple qui est reconnu, au moins théoriquement, comme l’autorité constituante. « Nous, la nation tchécoslovaque, avons adopté la constitution suivante ... ».  « Le peuple estonien... a établi et accepté par l’Assemblée constituante la constitution comme suit : ... ». « Nous, la nation polonaise...», etc.  pp 102-103
[...]
Et puis, à mesure que des pays se détachent de la Grande-Bretagne pour accéder à l’indépendance complète, il fallait bien trouver une autorité constituante autochtone pour remplacer la métropole.  Au sein de ce qui fut jadis l’Empire britannique, ce sont les Irlandais qui ont été les premiers à reconnaître l’autorité constituante du peuple. Leur constitution de 1937 commence comme suit : « Nous, le peuple de l’Éire... adoptons par les présentes, édictons et nous donnons cette constitution ». L’Inde a fait la même chose : « Nous, le peuple de l’Inde.... dans notre Assemblée constituante ce 26 novembre 1949, adoptons, édictons et nous donnons cette constitution ». p. 104
[....]
Il faut une patrie à la nation canadienne-française. Si elle ne parvient pas à se réaliser d’un océan à l’autre, dans un fédéralisme nouveau et binational, elle n'aura pas d'autre choix que de faire l'indépendance du Québec.
Je sais bien que c'est là une solution extrême, une solution de dernier recours. C'est un peu comme la grève. Mais pour un syndicat qui entreprend des négociations, il ne serait pas sage d'exclure au départ le recours à la grève, même s'il espère bien l'éviter.
Si la sécession devenait pour les Canadiens français le seul moyen de rester eux-mêmes, de rester français, alors ce ne serait pas seulement leur droit, ce serait même leur devoir d'être séparatistes.
Et quant à moi, je n’ai aucun doute que, le cas échéant, l’Union nationale soit le seul parti capable de réaliser l’indépendance dans l’ordre, dans les respect de la liberté individuelle et des droits acquis. p.110.
Source : Daniel Johnson, « Égalité ou indépendance », Éditions Renaissance, 1965, 123 pages.
Les caractères gras sont de l’auteur.-

Version du 23 octobre 2011 à 21:37

Le corpus indépendantiste regroupe les textes d'auteurs qui ont ont soutenu, dans un ou plusieurs de leur(s) écrit(s), l'option de l'indépendance politique de notre pays, depuis la Conquête britannique de 1760 jusqu'à nos jours.

Daniel Johnson, « Égalité ou indépendance » - extraits

Or, il n’y a plus aujourd’hui de puissance coloniale. Il n’y a plus de Parlement qui soit au-dessus du Parlement canadien et des législatures provinciales. Quelle sera alors cette autorité supérieure qui pourra nous donner une constitution nouvelle ? Ce ne peut être que le peuple souverain, parlant par ses mandataires dans une assemblée constituante ou exprimant directement sa volonté par voie de référendum. En fait, la plupart des constitutions du monde sont édictées au nom du peuple. La constitution américaine commence par ces mots : « Nous, le peuple des États-Unis...édictons et établissons cette constitutions pour les États-Unis ». En tête de la constitution de l’Allemagne de l’Ouest on lit que le peuple allemand a, en vertu de son autorité constituante, édicté cette loi fondamentale de la République fédérale d’Allemagne ». La formule varie quelque peu d’un pays à l’autre, mais il est bien rare qu’on ne retrouve pas, dès les premières lignes de la constitution, la mention du peuple souverain. En France, la constitution de la Quatrième République commençait comme suit : « L’Assemblée constituante nationale a adopté, le peuple français a approuvé, le président du gouvernent provisoire de la République promulgue la constitution suivante». Même dans les pays situés derrière le rideau de fer c’est le peuple qui est reconnu, au moins théoriquement, comme l’autorité constituante. « Nous, la nation tchécoslovaque, avons adopté la constitution suivante ... ». « Le peuple estonien... a établi et accepté par l’Assemblée constituante la constitution comme suit : ... ». « Nous, la nation polonaise...», etc. pp 102-103 [...] Et puis, à mesure que des pays se détachent de la Grande-Bretagne pour accéder à l’indépendance complète, il fallait bien trouver une autorité constituante autochtone pour remplacer la métropole. Au sein de ce qui fut jadis l’Empire britannique, ce sont les Irlandais qui ont été les premiers à reconnaître l’autorité constituante du peuple. Leur constitution de 1937 commence comme suit : « Nous, le peuple de l’Éire... adoptons par les présentes, édictons et nous donnons cette constitution ». L’Inde a fait la même chose : « Nous, le peuple de l’Inde.... dans notre Assemblée constituante ce 26 novembre 1949, adoptons, édictons et nous donnons cette constitution ». p. 104 [....] Il faut une patrie à la nation canadienne-française. Si elle ne parvient pas à se réaliser d’un océan à l’autre, dans un fédéralisme nouveau et binational, elle n'aura pas d'autre choix que de faire l'indépendance du Québec. Je sais bien que c'est là une solution extrême, une solution de dernier recours. C'est un peu comme la grève. Mais pour un syndicat qui entreprend des négociations, il ne serait pas sage d'exclure au départ le recours à la grève, même s'il espère bien l'éviter. Si la sécession devenait pour les Canadiens français le seul moyen de rester eux-mêmes, de rester français, alors ce ne serait pas seulement leur droit, ce serait même leur devoir d'être séparatistes. Et quant à moi, je n’ai aucun doute que, le cas échéant, l’Union nationale soit le seul parti capable de réaliser l’indépendance dans l’ordre, dans les respect de la liberté individuelle et des droits acquis. p.110.

Source : Daniel Johnson, « Égalité ou indépendance », Éditions Renaissance, 1965, 123 pages.

Les caractères gras sont de l’auteur.-

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