Le colonialisme au Québec
À tous les Québécois qui ont choisi de l'être.
introduction LE COLONIALISME
Après avoir implanté la vigne en Gaule, les Romains, alarmés par la concurrence des vignobles gaulois, en limitèrent la production pour protéger celle de la métropole.
En Inde, les Anglais coupèrent les doigts des tisserands indigènes pour que leurs produits ne nuisent pas aux intérêts de l'industrie textile britannique.
Dans leurs projets, les nazis prévoyaient l'organisation économique de l'Europe de telle sorte que l'économie de chaque pays soit complémentaire et tributaire de celle de l'Allemagne.
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Le colonialisme n'est pas un phénomène nouveau mais la forme d'un phénomène vieux comme le monde, vieux comme les peuples : celui de la domination d'une société par une autre.
Cette domination a longtemps reposé sur la seule force militaire. Au temps de l'impérialisme traditionnel, d'après l'adage cynique des Anglais, le commerce suivait les armées. Après la conquête, le peuple vainqueur organisait l'exploitation du peuple vaincu selon des règles bien précises. Il s'établissait alors un rapport entre peuple-seigneur et peuple-sujet, un féodalisme international qu'acceptaient les mœurs du temps. De ses sujets le vainqueur exigeait des rançons permanentes : les impôts de diverses formes, les monopoles économiques et, à l'occasion, la rançon du sang. Les peuples conquis ont souvent fourni à leurs dominateurs des mercenaires d'élite : les Gaulois aux Romains, les Sénégalais et les Marocains aux Français, les Sikhs et les Canadiens français aux Anglais.
Cet impérialisme ne visait pas à détruire les structures ni les particularités du peuple conquis. D'ailleurs, cela n'était pas nécessaire. Le vainqueur laissait à ses nouveaux sujets leurs « us et coutumes », leur langue, leurs institutions sociales et religieuses et, dans une large mesure, leur gouvernement, c'est-à-dire l'autorité établie, en se contentant d'instituer, au-dessus des structures indigènes, la superstructure de l'autorité impériale protégée par la puissance des armes. L'impérialisme était la forme brute de la domination. Pleinement ressentie par le peuple conquis, cette domination n'était pas acceptée et demeurait à la merci d'une révolte armée. Aussi toute tentative en ce sens était-elle impitoyablement et cruellement réprimée par la violence. Isolé, le peuple subjugué ne pouvait généralement compter que sur lui-même, à moins d'un conflit entre son conquérant et quelque autre grande puissance ne lui offrît l'occasion de se libérer de l'un, au grand risque de tomber sous le joug de l'autre. Mais une des caractéristiques de la domination impérialiste était son évidence, on pourrait dire son cynisme officiel.
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HISTORIQUE DU COLONIALISME AU QUÉBEC
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LE COLONISÉ
COLONISATEURS ET COLONIALISTES
LA LUTTE POUR LA DÉCOLONISATION
PERSPECTIVES
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