Utilisateur:Liberlogos/Citations sur les peuples juif et québécois
Lucien Bouchard
Bernard Landry
"Il y a 53 ans, jour pour jour, le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclamait la création de l’État d’Israël. Le peuple juif, si riche en histoire et si pauvre en géographie, renaissait ainsi de ses cendres et s’élevait à la dignité de peuple libre. [...] Cet État, les Juifs le doivent à leur courage et leur persévérance. Fidèles au message des pères fondateurs, les Israéliens ont bâti une démocratie exemplaire[.]"
— Allocution du premier ministre du Québec, M. Bernard Landry, à l’occasion d’un déjeuner-causerie devant la communauté juive, 14 mai 2001 [1]
"À l’invitation officielle de l’État d’Israël, j’ai eu le privilège d’effectuer une mission dans ce pays, une mission riche d’enseignement, mais également dense et intense sur le plan des émotions. Aucun mot ne pourra traduire l’émotion ressentie lors de la visite du Yad Vashem et du mémorial consacré au martyr de 1,5 million d’enfants. [...] Israël est à cet égard le porte-parole ou plutôt le porte-silence pour ne pas dire le porte-absence de 6 millions de victimes dont le rêve a été brutalement étranglé et dont Israël porte le précieux et saint fardeau de leur mémoire."
— Allocution du premier ministre du Québec, M. Bernard Landry, à l’occasion d’un déjeuner-causerie devant la communauté juive, 14 mai 2001 [2]
"Plantation de cyprès à l’orée de Jérusalem... Bien que toute comparaison soit périlleuse, force est de constater que, entre le Québec et Israël, les analogies sont légion. Je n’en citerai que quelques-unes. Le célèbre historien Arnold Toynbee avait un jour écrit: « Après une catastrophe nucléaire, deux peuples survivront, les Chinois par leur nombre, les Canadiens français par leur obstination. » Cette farouche volonté de traverser les siècles n’est-elle pas commune à nos deux peuples? On retrouve, ici et là, ce besoin indescriptible d’être acteur et non plus spectateur de son propre destin. [...]
Sur le plan symbolique, nos drapeaux ont la même couleur, et la fleur de lys a été pendant longtemps un des symboles juifs les plus utilisés. Cette identification du peuple d’Israël au lys est attestée sur une période d’un millénaire au moins [...] L’immigration a également profondément transformé le visage de nos deux sociétés, et les efforts de francisation du Québec trouvent un parallèle dans les oulpanims israéliens où l’hébreu est enseigné aux nouveaux venus. Autre exemple, avec des populations comparables sur le plan du nombre, un PNB à peu près équivalent, nos deux États se démarquent sur leur continent d’appartenance par l’importance accordée à l’économie du savoir."
— Allocution du premier ministre du Québec, M. Bernard Landry, à l’occasion d’un déjeuner-causerie devant la communauté juive, 14 mai 2001 [3]
René Lévesque
"Le Québec moderne et dynamique d'aujourd'hui n'a pas été bâti que par les francophones, mais aussi par les autres groupes, et en particulier par la cummunauté très créatrice que sont les juifs."
— La Presse, 26 avril 1980; colligé dans l'oeuvre de Rémi Maillard René Lévesque, mot à mot", p.197
"[L]e jour où Israël est venu au monde, tous les Juifs, n'importe où dans le monde, ont grandi d'un pouce [...] Ils se sont sentis valorisés et c'est tellement compréhensif, je pense, que ça rejoint les problèmes que nous aussi on vit autrement, de façon moins dramatique, moins tragique, c'est sûr. Je crois que cet instinct-là est bon."
— Radio-Canada, 31 mai 1982 [4]
La sympathie de Shimon Peres
"Égal à lui-même, René Lévesque reçoit les grands de ce monde selon ses propres règles. [...] Il ne rate jamais l'occasion de « vendre » la perspective québécoise à ses invités. À l'été 1977, Shimon Peres, leader de la gauche israélienne venu lui expliquer son plan de règlement de la question palestinienne, expose sa stratégie à petits pas à la Henry Kissinger, qui vise à créer un marché commun entre Israël et la Jordanie majoritairement palestinienne. René Lévesque le trouve remarquablement bien informé de la question du Québec. « Sans se mouiller tout à fait, précise-t-il à Claude Morin, il m'a laissé entendre qu'il comprenait fort bien nos aspirations. En discutant de son idée de marché commun avec la Jordanie, nous faisions l'un et l'autres référence à notre propre hypothèse d'association comme à une chose allant de soi... »."
— Pierre Godin, René Lévesque, l'espoir et le chagrin, p.383