« Une société de projets » : différence entre les versions
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== Partenaires pour une Éducation qui nous ressemble et nous rassemble == | == Partenaires pour une Éducation qui nous ressemble et nous rassemble == | ||
;Une approche culturelle de l'éducation | |||
À une approche marchande qui considère l'école comme une usine de fabrication de travailleurs anonymes, nous répondons par une approche culturelle de l'éducation, seule capable de traduire le caractère essentiel du projet démocratique qu'elle porte. Le droit pour toutes et tous à une éducation de qualité est un droit premier, une condition essentielle pour acquérir individuellement et collectivement les autres droits. Creuset de socialisation, l'école devient un lieu d'apprentissage de la liberté, d'éducation à l'autonomie, à la responsabilité et à la tolérance, de recherche d'égalité, d'entraide et de coopération, un lieu d'ouverture à l'universel. | |||
;Une éducation qui nous rassemble | |||
Point d'ancrage de la société québécoise, l'éducation concourt au développement culturel, social et économique du Québec. Partenaires pour la souveraineté propose donc la pleine maîtrise d'un système d'éducation ACCESSIBLE, c'est-à-dire : | |||
* public; | |||
* laïque et pluraliste. | |||
Ce système d'éducation permettra de relever des défis d'importance. | |||
'''Les défis :''' | |||
* la lutte à l'analphabétisme ( 28 % de la population de 15 ans et plus ); | |||
* les services aux jeunes en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage, souvent aux prises avec des problèmes graves de pauvreté et de violence; | |||
* l'intégration des jeunes de diverses origines; | |||
* la diminution du décrochage scolaire ( 35 % des jeunes ); | |||
* les besoins de recyclage et de formation des adultes en démarche de réinsertion sociale et professionnelle; | |||
* l'augmentation du taux de scolarisation universitaire. | |||
;Un système scolaire adapté à la réalité culturelle et démographique du Québec d'aujourd'hui | |||
'''Nos acquis :''' | |||
Partout au Québec, de la base au sommet, dans toutes les régions et quasiment toutes les localités, on peut compter sur des ressources qui ont été forgées à la ressemblance et selon les besoins des Québécois et des Québécoises. | |||
'''Le ministère de l'Éducation''' - En 1964, au moment de la Révolution tranquille, le Québec se dote d'un levier de commande qui permet de redéfinir les places respectives de l'Église et de l'État dans le domaine de l'éducation. Les privilèges historiques des catholiques et des protestants sont maintenus, mais il appartient désormais à l'État québécois d'édicter les programmes, de contrôler la qualité des apprentissages et de la formation des maîtres, etc. | |||
'''Un réseau d'écoles publiques''' - Partout au Québec, des centaines d'écoles primaires et secondaires assurent la formation de milliers de jeunes. | |||
'''Les Cégeps et l'Université du Québec, présents partout''' - Le Québec se distingue du reste du Canada par son réseau de Cégeps ( 1968 ) et par son Université du Québec ( 1969 ), accessibles sur l'ensemble du territoire québécois. | |||
'''Un large mouvement d'éducation populaire''' - Issu du milieu associatif, un réseau d'éducation populaire se développe depuis une trentaine d'années. Proche des gens, il est porteur d'innovation sociale et d'expérimentation pédagogique | |||
;Des outils modernes de développement | |||
Alors que nous traversons de profondes mutations sociales, marquées par l'évolution rapide des technologies et la concentration croissante des pouvoirs économiques, la connaissance et le savoir-faire constituent de plus en plus la matière première des échanges économiques et du marché de l'emploi. Or, pour s'inscrire dans cette évolution et favoriser l'innovation, il est nécessaire que le Québec possède le plein contrôle de la compétence, de la gestion, de l'organisation et des orientations relatives aux trois secteurs clés d'intervention suivants : | |||
* la formation professionnelle; | |||
* l'enseignement universitaire; | |||
* la recherche scientifique. | |||
;Une école en français | |||
Dans un Québec souverain, possédant sa propre constitution et garantissant les droits et libertés de toutes et de tous : | |||
* l'école publique est l'école commune; | |||
* l'école française est le lieu privilégié de l'intégration des personnes immigrantes ainsi que de leurs familles à la société québécoise; | |||
* l'accessibilité universelle à l'école française est maintenue; | |||
* le réseau scolaire de la minorité anglophone est maintenu; | |||
* les communautés autochtones gèrent leur propre système d'éducation. | |||
;Une compétence menacée, un projet éducatif compromis | |||
'''Une intrusion qui coûte cher''' | |||
Bien qu'ayant la compétence exclusive en matière d'éducation, le Québec doit composer avec la constante intrusion de l'État fédéral en ce domaine. Qu'il s'agisse de la formation professionnelle, de l'enseignement universitaire, de la recherche scientifique ou encore de la langue d'enseignement, partout l'État fédéral intervient. Le coût de cette ingérence : le projet éducatif du Québec est sans cesse détourné de son cours et vidé de son sens au profit d'intérêts fédéraux. La réforme Axworthy illustre bien cette réalité. | |||
''''Des entraves constitutionnelles'''' | |||
En garantissant des structures scolaires confessionnelles, l'article 93 de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique empêche l'avènement d'un système scolaire laïque. Plus encore, en juillet 1984, la cour suprême établissait que l'article 23 de la Loi constitutionnelle de 1982 avait priorité absolue sur l'article 73 de la Charte de la langue française. Cette décision contre ainsi les effets de la charte en accordant le droit à l'enseignement en anglais à la famille de toute personne qui reçoit ou qui a reçu son enseignement primaire ou secondaire en anglais au Canada. | |||
Enfin, le pouvoir de dépenser de l'État fédéral lui permet de " verser certaines sommes d'argent à des fins au sujet desquelles le Parlement canadien n'a pas nécessairement le pouvoir de légiférer " | |||
''''La multiplication des programmes et le chevauchement'''' | |||
Si l'État fédéral intervient en formation professionnelle et en recherche scientifique, c'est surtout grâce à ce pouvoir de dépenser. Il multiplie ainsi les programmes et les procédures, si bien qu'à l'automne 1993, on dénombrait, seulement au Québec, plus de 25 000 personnes en attente d'une place dans l'un de ces programmes. Que dire du chevauchement en matière de financement des universités, de programmes d'aide aux étudiants et de recherche scientifique? Celui-ci compromet grandement la cohérence et l'efficacité des politiques dans ces secteurs névralgiques et il permet à l'État fédéral d'exercer un contrôle abusif dans des domaines stratégiques de développement. | |||
''''À nouveau au carrefour'''' | |||
Depuis la Révolution tranquille, les efforts consentis par le Québec en matière d'éducation ont porté fruit. Les chiffres qui suivent illustrent l'ampleur des progrès réalisés mais ils démontrent aussi que le système éducatif québécois nécessite une réforme en profondeur. L'éducation de ses jeunes et la formation de sa main-d'œuvre sont des secteurs stratégiques pour un État. Aujourd'hui, plus que jamais, la situation oblige la société québécoise à dégager un consensus social sur les valeurs et la finalité de l'éducation. | |||
<TABLE BORDER="1" BORDERCOLOR="#008000"> | |||
<TR><TD><B><FONT SIZE=4 FACE="Times">Des progrès réalisés </FONT></B> | |||
</TD><TD><B><FONT SIZE=4 FACE="Times">1961 </FONT></B></TD><TD><B><FONT SIZE=4 FACE="Times">1995</FONT></B> | |||
</TD></TR> | |||
<TR><TD><FONT SIZE=4 FACE="Times">Fréquentation de l'école secondaire</FONT> | |||
</TD><TD><FONT SIZE=4 FACE="Times">La moitié des jeunes de 16 ans</FONT> | |||
</TD><TD><FONT SIZE=4 FACE="Times">Plus de 90 %</FONT></TD></TR> | |||
<TR><TD><FONT SIZE=4 FACE="Times">Études collégiales </FONT> | |||
</TD><TD><FONT SIZE=4 FACE="Times">16 % des jeunes </FONT></TD> | |||
<TD><FONT SIZE=4 FACE="Times">Plus de 60 %</FONT></TD></TR> | |||
<TR><TD><FONT SIZE=4 FACE="Times">Proportion des filles dans les universités</FONT> | |||
</TD><TD><FONT SIZE=4 FACE="Times">14 % </FONT></TD><TD><FONT SIZE=4 FACE="Times">Plus de 50 %</FONT> | |||
</TD></TR> | |||
</TABLE> | |||
<TABLE BORDER="1" BORDERCOLOR="#008000"> | |||
<TR><TD><B><FONT SIZE=4 FACE="Times">Des acquis menacés en formation professionnelle au secondaire</FONT></B> | |||
</TD><TD><B><FONT SIZE=4 FACE="Times">1987-1988</FONT></B></TD> | |||
<TD><B><FONT SIZE=4 FACE="Times">1991-1992</FONT></B></TD></TR> | |||
<TR><TD><FONT SIZE=4 FACE="Times">Effectif total</FONT></TD><TD><FONT SIZE=4 FACE="Times">153 000</FONT> | |||
</TD><TD><FONT SIZE=4 FACE="Times">107 000</FONT></TD></TR> | |||
<TR><TD><FONT SIZE=4 FACE="Times">Jeunes de moins de 19 ans</FONT> | |||
</TD><TD><FONT SIZE=4 FACE="Times">18 %</FONT></TD><TD><FONT SIZE=4 FACE="Times">10 % </FONT> | |||
</TD></TR> | |||
</TABLE> | |||
À l'aube de l'an 2000, l'État québécois a choisi de convoquer des États généraux sur l'éducation. Bien qu'il s'agisse d'une entreprise pertinente et louable, Partenaires pour la souveraineté considère que la véritable clé d'« une éducation qui nous ressemble et nous rassemble » réside dans la possibilité que le peuple québécois se donnera, par le biais d'un État souverain, d'assurer la pleine maîtrise de son projet éducatif. | |||
== Partenaires pour une Économie solidaire, équitable, de plein emploi et de développement durable == | == Partenaires pour une Économie solidaire, équitable, de plein emploi et de développement durable == | ||
Version du 2 avril 2011 à 13:56
Source(s): [1]
Partenaires pour une Éducation qui nous ressemble et nous rassemble
- Une approche culturelle de l'éducation
À une approche marchande qui considère l'école comme une usine de fabrication de travailleurs anonymes, nous répondons par une approche culturelle de l'éducation, seule capable de traduire le caractère essentiel du projet démocratique qu'elle porte. Le droit pour toutes et tous à une éducation de qualité est un droit premier, une condition essentielle pour acquérir individuellement et collectivement les autres droits. Creuset de socialisation, l'école devient un lieu d'apprentissage de la liberté, d'éducation à l'autonomie, à la responsabilité et à la tolérance, de recherche d'égalité, d'entraide et de coopération, un lieu d'ouverture à l'universel.
- Une éducation qui nous rassemble
Point d'ancrage de la société québécoise, l'éducation concourt au développement culturel, social et économique du Québec. Partenaires pour la souveraineté propose donc la pleine maîtrise d'un système d'éducation ACCESSIBLE, c'est-à-dire :
- public;
- laïque et pluraliste.
Ce système d'éducation permettra de relever des défis d'importance.
Les défis :
- la lutte à l'analphabétisme ( 28 % de la population de 15 ans et plus );
- les services aux jeunes en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage, souvent aux prises avec des problèmes graves de pauvreté et de violence;
- l'intégration des jeunes de diverses origines;
- la diminution du décrochage scolaire ( 35 % des jeunes );
- les besoins de recyclage et de formation des adultes en démarche de réinsertion sociale et professionnelle;
- l'augmentation du taux de scolarisation universitaire.
- Un système scolaire adapté à la réalité culturelle et démographique du Québec d'aujourd'hui
Nos acquis :
Partout au Québec, de la base au sommet, dans toutes les régions et quasiment toutes les localités, on peut compter sur des ressources qui ont été forgées à la ressemblance et selon les besoins des Québécois et des Québécoises.
Le ministère de l'Éducation - En 1964, au moment de la Révolution tranquille, le Québec se dote d'un levier de commande qui permet de redéfinir les places respectives de l'Église et de l'État dans le domaine de l'éducation. Les privilèges historiques des catholiques et des protestants sont maintenus, mais il appartient désormais à l'État québécois d'édicter les programmes, de contrôler la qualité des apprentissages et de la formation des maîtres, etc.
Un réseau d'écoles publiques - Partout au Québec, des centaines d'écoles primaires et secondaires assurent la formation de milliers de jeunes.
Les Cégeps et l'Université du Québec, présents partout - Le Québec se distingue du reste du Canada par son réseau de Cégeps ( 1968 ) et par son Université du Québec ( 1969 ), accessibles sur l'ensemble du territoire québécois.
Un large mouvement d'éducation populaire - Issu du milieu associatif, un réseau d'éducation populaire se développe depuis une trentaine d'années. Proche des gens, il est porteur d'innovation sociale et d'expérimentation pédagogique
- Des outils modernes de développement
Alors que nous traversons de profondes mutations sociales, marquées par l'évolution rapide des technologies et la concentration croissante des pouvoirs économiques, la connaissance et le savoir-faire constituent de plus en plus la matière première des échanges économiques et du marché de l'emploi. Or, pour s'inscrire dans cette évolution et favoriser l'innovation, il est nécessaire que le Québec possède le plein contrôle de la compétence, de la gestion, de l'organisation et des orientations relatives aux trois secteurs clés d'intervention suivants :
- la formation professionnelle;
- l'enseignement universitaire;
- la recherche scientifique.
- Une école en français
Dans un Québec souverain, possédant sa propre constitution et garantissant les droits et libertés de toutes et de tous :
- l'école publique est l'école commune;
- l'école française est le lieu privilégié de l'intégration des personnes immigrantes ainsi que de leurs familles à la société québécoise;
- l'accessibilité universelle à l'école française est maintenue;
- le réseau scolaire de la minorité anglophone est maintenu;
- les communautés autochtones gèrent leur propre système d'éducation.
- Une compétence menacée, un projet éducatif compromis
Une intrusion qui coûte cher
Bien qu'ayant la compétence exclusive en matière d'éducation, le Québec doit composer avec la constante intrusion de l'État fédéral en ce domaine. Qu'il s'agisse de la formation professionnelle, de l'enseignement universitaire, de la recherche scientifique ou encore de la langue d'enseignement, partout l'État fédéral intervient. Le coût de cette ingérence : le projet éducatif du Québec est sans cesse détourné de son cours et vidé de son sens au profit d'intérêts fédéraux. La réforme Axworthy illustre bien cette réalité.
'Des entraves constitutionnelles'
En garantissant des structures scolaires confessionnelles, l'article 93 de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique empêche l'avènement d'un système scolaire laïque. Plus encore, en juillet 1984, la cour suprême établissait que l'article 23 de la Loi constitutionnelle de 1982 avait priorité absolue sur l'article 73 de la Charte de la langue française. Cette décision contre ainsi les effets de la charte en accordant le droit à l'enseignement en anglais à la famille de toute personne qui reçoit ou qui a reçu son enseignement primaire ou secondaire en anglais au Canada.
Enfin, le pouvoir de dépenser de l'État fédéral lui permet de " verser certaines sommes d'argent à des fins au sujet desquelles le Parlement canadien n'a pas nécessairement le pouvoir de légiférer "
'La multiplication des programmes et le chevauchement'
Si l'État fédéral intervient en formation professionnelle et en recherche scientifique, c'est surtout grâce à ce pouvoir de dépenser. Il multiplie ainsi les programmes et les procédures, si bien qu'à l'automne 1993, on dénombrait, seulement au Québec, plus de 25 000 personnes en attente d'une place dans l'un de ces programmes. Que dire du chevauchement en matière de financement des universités, de programmes d'aide aux étudiants et de recherche scientifique? Celui-ci compromet grandement la cohérence et l'efficacité des politiques dans ces secteurs névralgiques et il permet à l'État fédéral d'exercer un contrôle abusif dans des domaines stratégiques de développement.
'À nouveau au carrefour'
Depuis la Révolution tranquille, les efforts consentis par le Québec en matière d'éducation ont porté fruit. Les chiffres qui suivent illustrent l'ampleur des progrès réalisés mais ils démontrent aussi que le système éducatif québécois nécessite une réforme en profondeur. L'éducation de ses jeunes et la formation de sa main-d'œuvre sont des secteurs stratégiques pour un État. Aujourd'hui, plus que jamais, la situation oblige la société québécoise à dégager un consensus social sur les valeurs et la finalité de l'éducation.
| Des progrès réalisés | 1961 | 1995 |
| Fréquentation de l'école secondaire | La moitié des jeunes de 16 ans | Plus de 90 % |
| Études collégiales | 16 % des jeunes | Plus de 60 % |
| Proportion des filles dans les universités | 14 % | Plus de 50 % |
| Des acquis menacés en formation professionnelle au secondaire | 1987-1988 | 1991-1992 |
| Effectif total | 153 000 | 107 000 |
| Jeunes de moins de 19 ans | 18 % | 10 % |
À l'aube de l'an 2000, l'État québécois a choisi de convoquer des États généraux sur l'éducation. Bien qu'il s'agisse d'une entreprise pertinente et louable, Partenaires pour la souveraineté considère que la véritable clé d'« une éducation qui nous ressemble et nous rassemble » réside dans la possibilité que le peuple québécois se donnera, par le biais d'un État souverain, d'assurer la pleine maîtrise de son projet éducatif.