Citations sur les peuples juif et québécois

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Citations sur les peuples juif et québécois
Auteurs variés
Extraits colligés et transcrits par Benoît Rheault



Lucien Bouchard

Lucien Bouchard, Premier ministre du Québec de 1996 à 2001.

"Il y a 55 ans, le rêve d'un État juif souverain devenait réalité. Au lendemain d'une hécatombe qui avait ensanglanté le 20e siècle, l'Organisation des Nations unies prit elle-même naissance dans un mouvement d'espoir planétaire. Par un de ses premiers votes d'importance, elle voulut poser un geste de paix et de justice, en permettant à un peuple qui venait d'échapper à l'annihilation de retourner au foyer de son identité première et d'y exercer son droit à l'autodétermination.

Nous célébrons aujourd'hui un moment de grâce : la renaissance d'une nation, après deux millénaires de dispersion et de sévices, de fidélité et de courage. [...]

Que les efforts des justes fassent en sorte qu'au bout de son long itinéraire de solidarité, d'épreuves et de courage, le peuple d'Israël puisse enfin goûter la paix et apporter sa pleine contribution à l'avancement des idéaux humains auxquels le voue sa destinée. Ainsi pourra se réaliser la réconciliation des enfants d'Abraham."

Lucien Bouchard, Discours de Lucien Bouchard à l'occasion du 55e anniversaire de l'État d'Israël, 7 mai 2003 [1]


"Là s'est opérée une renaissance culturelle qui s'est notamment traduite par la résurrection de l'hébreu comme langue de la vie quotidienne. C'est le seul pays au monde où les bambins jouent dans la langue des prophètes, le seul endroit où les enfants ont dû, au début, enseigner à leurs parents la langue du nouveau pays. En ce jour d'anniversaire, il convient d'exprimer notre respect et notre soutien à ces hommes et à ces femmes qui, par leur travail, leur inventivité et leur persévérance, ont transformé ce patrimoine de l'antiquité en terre de progrès."

— Lucien Bouchard, Discours de Lucien Bouchard à l'occasion du 55e anniversaire de l'État d'Israël, 7 mai 2003 [2]


"Forte de ses engagements démocratiques et de son droit à l'existence, Israël peut donc compter sur les amis que nous sommes."

— Lucien Bouchard, Discours de Lucien Bouchard à l'occasion du 55e anniversaire de l'État d'Israël, 7 mai 2003 [3]

Bernard Landry

Bernard Landry, Premier ministre du Québec de 2001 à 2003.

"Il y a 53 ans, jour pour jour, le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclamait la création de l’État d’Israël. Le peuple juif, si riche en histoire et si pauvre en géographie, renaissait ainsi de ses cendres et s’élevait à la dignité de peuple libre. [...] Cet État, les Juifs le doivent à leur courage et leur persévérance. Fidèles au message des pères fondateurs, les Israéliens ont bâti une démocratie exemplaire[.]"

Bernard Landry, Allocution du premier ministre du Québec, M. Bernard Landry, à l’occasion d’un déjeuner-causerie devant la communauté juive, 14 mai 2001 [4]


"À l’invitation officielle de l’État d’Israël, j’ai eu le privilège d’effectuer une mission dans ce pays, une mission riche d’enseignement, mais également dense et intense sur le plan des émotions. Aucun mot ne pourra traduire l’émotion ressentie lors de la visite du Yad Vashem et du mémorial consacré au martyr de 1,5 million d’enfants. [...] Israël est à cet égard le porte-parole ou plutôt le porte-silence pour ne pas dire le porte-absence de 6 millions de victimes dont le rêve a été brutalement étranglé et dont Israël porte le précieux et saint fardeau de leur mémoire."

— Bernard Landry, Allocution du premier ministre du Québec, M. Bernard Landry, à l’occasion d’un déjeuner-causerie devant la communauté juive, 14 mai 2001 [5]


"Plantation de cyprès à l’orée de Jérusalem... Bien que toute comparaison soit périlleuse, force est de constater que, entre le Québec et Israël, les analogies sont légion. Je n’en citerai que quelques-unes. Le célèbre historien Arnold Toynbee avait un jour écrit: « Après une catastrophe nucléaire, deux peuples survivront, les Chinois par leur nombre, les Canadiens français par leur obstination. » Cette farouche volonté de traverser les siècles n’est-elle pas commune à nos deux peuples? On retrouve, ici et là, ce besoin indescriptible d’être acteur et non plus spectateur de son propre destin. [...]

Sur le plan symbolique, nos drapeaux ont la même couleur, et la fleur de lys a été pendant longtemps un des symboles juifs les plus utilisés. Cette identification du peuple d’Israël au lys est attestée sur une période d’un millénaire au moins [...] L’immigration a également profondément transformé le visage de nos deux sociétés, et les efforts de francisation du Québec trouvent un parallèle dans les oulpanims israéliens où l’hébreu est enseigné aux nouveaux venus. Autre exemple, avec des populations comparables sur le plan du nombre, un PNB à peu près équivalent, nos deux États se démarquent sur leur continent d’appartenance par l’importance accordée à l’économie du savoir."

— Bernard Landry, Allocution du premier ministre du Québec, M. Bernard Landry, à l’occasion d’un déjeuner-causerie devant la communauté juive, 14 mai 2001 [6]

René Lévesque

René Lévesque, Premier ministre du Québec de 1976 à 1985.

"Le Québec moderne et dynamique d'aujourd'hui n'a pas été bâti que par les francophones, mais aussi par les autres groupes, et en particulier par la communauté très créatrice que sont les juifs."

René Lévesque, La Presse, 26 avril 1980; colligé dans l'oeuvre de Rémi Maillard René Lévesque, mot à mot, p.197


"[L]e jour où Israël est venu au monde, tous les Juifs, n'importe où dans le monde, ont grandi d'un pouce [...] Ils se sont sentis valorisés et c'est tellement compréhensif, je pense, que ça rejoint les problèmes que nous aussi on vit autrement, de façon moins dramatique, moins tragique, c'est sûr. Je crois que cet instinct-là est bon."

— René Lévesque, Radio-Canada, 31 mai 1982 [7]

Olivar Asselin

"Ne craignont pas d'affirmer [...] que l'antipathie que leur portent un certain nombre de soi-disant chrétiens vient surtout de l'ignorance de ces derniers[.]"

Olivar Asselin, Ce que je sais des juifs, Jewish Daily Eagle, 8 juillet 1932 [8]

Salomon Cohen

"[Salomon Cohen est un h]éros de la guerre de Six jours en Israël devenu militant souverainiste et candidat du PQ [...] En 1971, il est venu à Montréal comme touriste pour visiter son frère. Très vite, il s’est établi à Montréal : « J’étais marié en 1973. J’ai vu ce qui se passait ici. Ça ne m’a pas pris beaucoup de temps pour devenir souverainiste, pour prendre fait et cause pour le peuple souverainiste. »

« J’ai dit : ça n’a pas de sens, un peuple bafoué de la sorte. Ç’a été un prolongement de ce que j’ai fait en Israël. Je me suis dit : ce serait intéressant de bâtir un pays. Alors, j’ai suivi un cours d’histoire au cégep du Vieux-Montréal et ça m’a ouvert des horizons sur le peuple du Québec. »"

— Jean Chartier, Salomon Cohen: envers et contre tous, Le Devoir, 27 juillet 1998 [9]


"Moi, je me sens comme un combattant de la souveraineté."

Salomon Cohen, de l'article de Jean Chartier, Salomon Cohen: envers et contre tous, Le Devoir, 27 juillet 1998

Drapeau national de l'État d'Israël.

Victor Teboul

"La cause de l’indépendance du Québec est une cause noble et elle mérite d’être défendue sur la place publique. N’ayez pas peur de défendre vos idées!

Vous avez toutes les raisons d’être fiers de vos leaders indépendantistes et du plus illustre d’entre eux, monsieur René Lévesque."

Victor Teboul, Pour saluer monsieur Lévesque, 5 juin 2001 [10]

Robert Libman

"Aujourd'hui, si l'on regarde ailleurs dans le pays, c'est très clair que le Québec est probablement la province la moins antisémite. Toutes les inscriptions antisémites qu'on a trouvées au Québec sont en anglais; ça dit quelque chose."

Robert Libman, de l'article de Georges Boulanger, B'nai Brith va-t-elle trop loin?, Voir, 1er au 7 mars 2001 [11]

Loi de l’émancipation politique des Juifs

Drapeau national de l'État du Québec.

"[C]e fut le Québec qui montra ce bel exemple de sagesse et de tolérance. Seuls des gens qui aimaient eux-mêmes la liberté et la justice pouvaient être assez généreux pour songer à la partager avec d'autres. Notre cas démontre davantage la magnanimité des Québécois qui, eux-mêmes, réclamaient alors, il y a 100 ans, certains droits constitutionnels. Ceci est un fait remarquable d'histoire et dont les Canadiens français peuvent, à juste titre, s'enorgueillir. C'est un des traits les plus beaux du caractère national et nous aimons le dire tout haut à ce moment. Nous nous souviendrons toujours du beau geste du Québec."

— Louis Benjamin, Jewish Daily Eagle, 1935 [12] [13]

La sympathie de Shimon Peres

"Égal à lui-même, René Lévesque reçoit les grands de ce monde selon ses propres règles. [...] Il ne rate jamais l'occasion de « vendre » la perspective québécoise à ses invités. À l'été 1977, Shimon Peres, leader de la gauche israélienne venu lui expliquer son plan de règlement de la question palestinienne, expose sa stratégie à petits pas à la Henry Kissinger, qui vise à créer un marché commun entre Israël et la Jordanie majoritairement palestinienne. René Lévesque le trouve remarquablement bien informé de la question du Québec. « Sans se mouiller tout à fait, précise-t-il à Claude Morin, il m'a laissé entendre qu'il comprenait fort bien nos aspirations. En discutant de son idée de marché commun avec la Jordanie, nous faisions l'un et l'autres référence à notre propre hypothèse d'association comme à une chose allant de soi... »."

— Pierre Godin, René Lévesque, l'espoir et le chagrin, p.383

Voir aussi

Autres Québécois amis du peuple juif

Souverainistes juifs