Assemblée des citoyens loyaux de Montréal à la Place d'Armes

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Ce texte est une traduction française non-officielle d'une série d'extraits de journaux parue dans Assemblées publiques, résolutions et déclarations de 1837-1838, texts collected and presented by Jean-Paul Bertrand, Montréal, VLB Éditeur et l'Union des écrivains québécois, 1988, 304 p. ISBN 2-89005-313-X


Nous avons eu hier l'agréable et sincère plaisir d'être témoin dans cette ville d'une des assemblées publiques les plus fidèles, les plus nombreuses et respectables jamais tenues au Canada. L'objet [de l'assemblée] est bien connu dans toute la province; et nous n'avons aucun doute que l'événement sera aussi mémorable que, nous l'espérons, sera salutaire son résultat pour chacun de ceux qui peuvent être intéressés par la dessein de ceux qui, dans la conjoncture actuelle, ont eu la préméditation et le bon sens de convoquer cette réunion. Dans les mots de la réquisition - réquisition signée par près de trois mille personnes - [la réunion] devait se tenir pour prendre en compte des mesures qu'il pourrait être nécessaire d'adopter afin maintenir le bon ordre, la protection des vies et des propriétés, et le lien qui existe heureusement à l'heure actuelle entre cette colonie et le Royaume-Uni, [lien] présentement mis en péril par les machinations d'une faction désorganisante et révolutionnaire dans la province, soi-disant inclinée à sa destruction. La conservation de l'ordre social est la première loi de la nature, aussi bien que du gouvernement ; et ceux qui sont incapables d'apprécier la valeur et l'importance - la force et la solidité inhérentes - des institutions britanniques dans ce noble dessein, sont indignes d'être classés au rang des sujets ou des citoyens britanniques. Il y en a peu, si même il y en a eu, qui ayant été témoin du spectacle imposant et formidable d'hier, qui peuvent hésiter un instant avant d'en arriver à la conclusion, que, dans toute l'étendue de la vaste multitude assemblée à la Place d'Armes, les institutions en question ont été bien comprises et dûment appréciées. C'était en vue de discuter publiquement du meilleur moyen de préserver et de perpétuer ces institutions dans cette partie de l'empire, que les citoyens loyaux de Montréal se sont rassemblés. Ils l'ont trouvée qu'il était l'heure de le faire; et que, s'ils se soumettaient plus longtemps à la menace d'une faction révolutionnaire de les priver du premier et meilleur héritage des sujets britanniques, sans exprimer de protestation contre elle, in a manner becoming their high and enviable rank among civilized nations, ils mériteraient toutes les hontes et ignominies qui pourraient être amassées sur leurs têtes de poltrons. Jusqu'ici les citoyens loyaux de Montréal ont préservé leur intégrité; et se sont chargés d'accomplir un devoir aussi honorable pour eux-mêmes que, nous en sommes confiant, il sera d'un avantage durable à leur pays.