Résolutions de l'assemblée royaliste de Montréal

De La Bibliothèque indépendantiste
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Proposé par Jules Quesnel, écuyer, secondé par John Molson, esquire.

RÉSOLU, 1 : Que le refus inexcusable de la Chambre d'assemblée du Bas-Canada de faire les appropriations nécessaires pour l'administration de la justice, et le soutien du gouvernement civil de cette province, a été la principale cause des résolutions proposées par les ministres de Sa Majesté et adoptées par le Parlement impérial.

Proposé par William Robertson, M. D., esquire, secondé par C. S. Debleury, écuyer, M.P.P.

RÉSOLU, 2 : Que cette assemblée désapprouve hautement les procédés outrageux de la majorité de la Chambre d'assemblée, dans son refus formel de procéder aux affaires publiques, dans sa détermination déclarée de ne point coopérer avec le gouvernement et dans sa résolution de continuer à suivre la ligne de politique qu'elle a adoptée : et que ces procédés sont la source des plus grands maux pour la province en général, ruineux pour le commerce du pays, et funestes aux intérêts des classes industrielle et agricole.

Proposé par P. E. Leclerc, écuyer, secondé par Stanley Bagg, esquire.

RÉSOLU, 3 : Que cette assemblée ne peut exprimer en termes assez énergiques son horreur pour l'effet immoral et désorganisateur des mesures recommandées, et des résolutions adoptées aux assemblées publiques récemment tenues dans diverses parties de cette province; et que cette assemblée les désapprouve comme nuisibles au bien être de ce pays et comme directement opposées aux sentiments de fidélité à Sa Majesté et de dévouement à son gouvernement, entretenus par ses loyaux sujets canadiens pour toute la province.

Proposé par l'honorable Peter McGill, esquire et secondé par Edmund Barron, esquire.

RÉSOLU, 4 : Que cette assemblée est intimement convaincue que les griefs réels et reconnus des sujets de Sa Majesté dans le Bas-Canada, seront pleinement redressés par le gouvernement de Sa Majesté, que la continuation de la connexion du Bas-Canada avec la mère-patrie est essentiellement nécessaire à la prospérité et à l'avancement de cette province et que toute tentative pour troubler cette connexion et produire un démembrement de l'empire est directement contraire à l'opinion de cette assemblée et absolument opposée à ses désirs comme à ses intérêts.

Montreal Gazette, 8 juillet 1837

Traduction RAC, 1923, page 308